Le véhicule que vous avez devant les yeux a été conçu par des étudiants de l'ÉTS - École de Technologie Supérieure - et fonctionne à l'énergie solaire. Si ce projet, portant le nom d’Éclipse, mérite pleinement d'être présenté sur Burn-out.ca, ce n'est pas pour ses performances hors normes. Il est l'un des deux prototypes à représenter fièrement le Québec lors de compétitions internationales réservées aux véhicules solaires. Par-dessus tout, il y a le travail acharné d'une équipe d'étudiants qui investissent tous leurs temps libres afin de développer l'engin solaire le plus rapide sur terre.
Éclipse - Le véhicule solaire de l'ETS
Ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de faire l'essai de quelque chose d'aussi particulier. Tout est si différent d'une voiture conventionnelle que l'on se sent comme à son premier cours de conduite. Prendre place derrière le volant demande déjà beaucoup d'adresse et de précautions. Il faut utiliser un marchepied à l'intérieur de la coque en fibre de carbone pour ensuite enjamber le châssis pour finalement atteindre le siège unique en plein centre du véhicule. Une fois en place, un membre de l'équipe responsable du projet prend bien soin de vous indiquer l'emplacement de chacune des commandes. Une fois le cockpit fermé, on a vraiment l'impression de retomber en enfance. Un peu comme à l'époque où se préparait à partir à la conquête de l'espace à bord d'une soucoupe volante confectionnée à l'aide de pièce récupérée en cachette dans le garage de papa. Ne prenez surtout pas cette métaphore comme un critique sur la qualité de finition dans l'ensemble. À chaque fois que l'on prend place à bord d'une nouvelle voiture pour un essai, on a comme réflexe d'étudier la qualité des matériaux, de chercher la position de conduite idéale et même de chercher le petit défaut ergonomique. Dans le cas d'un véhicule comme l'Éclipse, on a plutôt l'impression de partir à la découverte d'un Nouveau Monde. On ne sait absolument pas à quoi s'attendre tant pour le dosage du système de freinage ou de l'accélérateur que pour le rayon de braquage dont j'aurai besoin pour faire demi-tour au bout de la piste. Il y a aussi cette crainte bien présente par maladresse de faire une fausse manoeuvre et d'endommager la coque et les très couteux capteurs solaire qui la recouvre. Une fois lancé, on prend alors un grand plaisir à réapprendre à conduire quelque chose d'autre.
Éclipse - Le véhicule solaire de l'ETS
L'Éclipse présentée lors de la démonstration de véhicules électriques du CNTA (Centre National du Transport Avancé) en juin dernier était la 6e génération produite depuis le début du programme à l'ÉTA. L'élaboration de l'Éclipse 7 est déjà commencée depuis un moment et disposera de plusieurs améliorations par rapport à celle qu'elle remplacera. Elle sera plus petite, plus légère, plus profilée et sa coque sera fabriquée d'une nouvelle fibre composite utilisée également de F1. En attendant les premiers tours de roue de ce nouveau bolide, souhaitons à cette équipe tout le succès qu'elle mérite.
Pour plus d'informations au sujet du projet Eclipse, visitez le http://eclipse.etsmtl.ca
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